Fintech : tu sauras pourquoi j’apprécie ce secteur !

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Les options du BTS Banque orientent directement vers des métiers distincts, chacun exigeant des compétences spécifiques. La spécialisation dès la première année influence non seulement les stages, mais aussi la nature des postes accessibles à l’issue du diplôme.

Certaines passerelles existent vers d’autres secteurs financiers, mais elles restent limitées sans compléments de formation. Les choix effectués au moment de l’inscription conditionnent fortement l’évolution professionnelle après l’obtention du BTS.

Pourquoi le BTS Banque attire de plus en plus de jeunes

Le secteur fintech ne ressemble plus à un club fermé réservé à quelques startups confidentielles. Désormais, il bouscule l’ensemble du paysage financier français. Plus de 900 entreprises forment l’ossature de cette industrie, et la France s’impose, juste derrière le Royaume-Uni, parmi les places fortes de la finance technologique européenne. Certaines pépites, à l’image de Qonto, Ledger ou Payfit, incarnent cette vitalité et font figure de locomotives. Elles montrent la voie d’un secteur en ébullition, où innovation rime avec croissance.

Les jeunes, eux, saisissent l’opportunité. Le BTS Banque n’est plus un simple passeport pour la banque traditionnelle : il ouvre la porte aux nouveaux métiers de la finance innovante. La formation s’est modernisée, intégrant la gestion de projet numérique et l’analyse de données à ses enseignements. Des acteurs tels que BPI France ou FranceFinTech épaulent les étudiants, que ce soit pour trouver un stage ou s’immerger dans une startup.

Ce dynamisme séduit une génération qui refuse la monotonie, privilégie l’impact, et veut participer à la transformation. 83 % des fintechs françaises travaillent désormais main dans la main avec de grands groupes. Malgré une année 2023 marquée par un ralentissement des levées de fonds, l’embauche reste robuste. De quoi attirer des profils variés, tous animés par le même désir : réinventer la finance, la rendre plus souple et plus ouverte.

Trois moteurs principaux attirent les candidats vers les métiers de la fintech :

  • Innovation continue : méthodes et technologies de rupture s’invitent au quotidien
  • Réseau dense : espaces comme Station F à Paris créent des synergies inédites
  • Insertion rapide : 50 000 emplois créés dans la fintech française, preuve d’un secteur en pleine expansion

Quelles spécialités choisir selon tes envies et tes points forts ?

La fintech couvre un large spectre de domaines : paiement, crédit, gestion d’actifs, assurance, banque en ligne. Chaque sous-secteur présente ses propres codes et ses propres défis. Ceux qui vibrent pour la tech pure, l’intelligence artificielle et le big data trouveront leur terrain de jeu dans la création d’algorithmes, le développement de produits innovants ou l’analyse prédictive. Les profils tournés vers le business s’épanouiront dans la stratégie commerciale, la conception de nouveaux business models ou la relation client, domaines privilégiés par des sociétés comme Qonto ou Younited Credit.

D’autres, soucieux de la conformité et du respect des normes, rejoindront la regtech, où la maîtrise réglementaire se conjugue à l’innovation. Des entreprises telles que Ledger (sécurité des transactions crypto), Payfit (gestion RH dématérialisée) ou Swile (solutions de titres-restaurant numériques) illustrent la diversité du secteur, tant sur le plan technique que managérial.

Voici comment se déclinent les principaux axes de spécialisation :

  • La gestion de projet s’adresse à ceux qui aiment naviguer entre les équipes techniques et le pilotage commercial.
  • La data science et l’IA attirent les esprits logiques, inventifs, capables de traduire des données en solutions concrètes.
  • Les métiers commerciaux et marketing réclament sens de l’écoute, agilité et réactivité face aux évolutions du marché.

Ce panorama séduit de plus en plus de jeunes diplômés. L’éventail des métiers offerts témoigne de la force de l’écosystème français : chacun peut y trouver sa voie, en start-up comme dans un grand groupe en pleine transformation.

Des débouchés variés pour chaque spécialité : panorama des métiers qui t’attendent

Le secteur fintech élargit le champ des possibles pour les talents venus de la banque, de la tech ou du business. Les équipes, loin des schémas classiques, rassemblent développeurs, data scientists, experts en conformité ou responsables produits. Chez Qonto, Ledger ou Payfit, les profils recherchés savent autant concevoir des solutions que sécuriser les flux ou analyser l’expérience utilisateur. Voici les principaux métiers qui émergent :

  • Développement produit : chef de produit, UX/UI designer, ingénieur logiciel. Ces postes pilotent l’innovation, imaginent de nouvelles applications, dessinent les usages de demain.
  • Data, IA et cybersécurité : data analyst, data scientist, spécialiste en sécurité. Ici, on traque la fraude, protège les données sensibles, anticipe les menaces numériques.
  • Relation client et conformité : chargé de clientèle, expert KYC/AML, responsable conformité. Ces métiers demandent pédagogie, rigueur et sens éthique.
  • Développement commercial : business developer, responsable partenariats. L’objectif : conquérir de nouveaux marchés, tisser des alliances avec des entreprises d’envergure.

Le paysage français se démarque : deuxième écosystème fintech en Europe, plus de 900 entreprises, 50 000 emplois générés. Les collaborations entre banques classiques et fintechs s’accélèrent, dopant la numérisation du secteur. Des pionniers comme Visa, Mastercard ou PayPal ont ouvert la route ; aujourd’hui, la nouvelle vague française, Younited Credit, Spendesk, Swile, Lendix, s’impose à son tour. Un secteur en mouvement, où chaque spécialité a sa carte à jouer.

Groupe de jeunes professionnels discutant en coworking

Compétences clés et conseils pour bien s’orienter après le bac

S’engager dans la fintech va bien au-delà de l’attrait pour la finance ou le digital. Il faut une solide culture technique, une souplesse intellectuelle et un vrai goût pour les environnements où tout peut évoluer d’un semestre à l’autre. Les recruteurs attendent des candidats qu’ils maîtrisent les rouages de l’innovation, tout en respectant les contraintes imposées par l’ACPR et l’AMF. Les profils qui savent jongler entre analyse de données, compréhension des systèmes informatiques et gestion des risques se distinguent nettement.

Les formations classiques, BTS banque, DUT informatique, écoles d’ingénieurs ou de commerce, ouvrent les portes du secteur. Mais le diplôme ne suffit pas : ce sont les compétences transversales qui font la différence. Curiosité, appétit pour le travail en équipe, capacité à apprendre rapidement : voilà ce que recherchent les entreprises. Une bonne culture digitale, une veille active sur l’intelligence artificielle, la blockchain, ou la cybersécurité sont de vrais atouts.

Pour affiner ses choix et construire un profil attrayant, plusieurs leviers existent :

  • Privilégier une formation mêlant finance, tech et gestion : BTS Banque, licence MIAGE, bachelor fintech figurent parmi les parcours recommandés.
  • Multiplier les expériences : hackathons, concours étudiants, stages dans des startups ou de grands groupes permettent d’explorer les différents métiers.
  • Construire un profil hybride : se former à la data, apprendre à coder, comprendre la conformité, développer son réseau professionnel.

L’écosystème French Tech, Station F, BPI France regorge d’initiatives pour accompagner les talents. Les startups recherchent des profils capables d’appréhender la complexité, d’imaginer de nouveaux usages et de s’adapter à la rapidité du marché. Aujourd’hui, la formation ne suffit plus : se distinguer, savoir trancher, dialoguer avec tous les acteurs, voilà ce qui ouvrira les portes d’une carrière en fintech. Reste à saisir l’énergie de ce secteur pour transformer la finance, et peut-être, le monde qui va avec.